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Chefs et cadres d’entreprise

L’Association pour le Droit à l’Initiative Economique -ADIE-

Rapport de stage et enquête
L'ADIE est une association loi 1901 (sans but lucratif), créée en 1988.Elle a pour objet de montrer la possibilité de financer de petites activités par un système de crédit inspiré de celui de la Grameen Bank.Elle possède divers appuis financiers :
- Ministère de la Solidarité et des Affaires Sociales
- Caisse des Dépôts et Consignations
- Fonds d'Action Sociale pour les Travailleurs Immigrés
- Fondation pour le Progrès de l'Homme
- Fondation de France
- Médecins sans Frontières
- Ministère du Travail et de l'Emploi
et un appui des banques :
- Banque de France
- Neuflize Schlumberger
- Société Générale
Elle se propose d'octroyer des prêts (sans apport ni garantie)aux personnes désirant créer leur propre emploi. Pour que l'intéressé reçoive ce prêt, il doit constituer un groupe de solidarité avec quatre autres entrepreneurs, ayant chacun un projet. L'octroi de crédit dépend du bon comportement en matière de remboursement de chaque membre du groupe.
Le montant du crédit peut varier de 1.000 à 30.000 FF (premier prêt limité à 10.000 FF.)sur une durée de deux ans maximum, avec un taux d'intérêt de 10 % et une contribution au fonds de garantie. La garantie est le groupe de solidarité et les remboursements.
Le fonctionnement du groupe de solidarité débute avec un cycle d'initiation de quatre semaines, à la fin duquel un premier emprunteur est choisi.
Si après deux mois celui-ci a pu rembourser, deux autres membres peuvent emprunter, et ainsi de suite.
Pour l'ADIE, ces groupes de solidarité sont fondamentaux,dans le sens où ils apportent un soutien et se substituent aux garanties bancaires habituelles, fournissent un appui à diverses demandes (ex.: formation plus facile à organiser auprès d'un groupe).
L'ADIE assure un suivi régulier des microentrepreneurs, afin de s'assurer du remboursement des échéances et de détecter les difficultés éventuelles du projet.
L'ADIE mène un programme d'Action-Recherche dont le but est de travailler avec tous les réseaux locaux ou nationaux. La collaboration avec les réseaux locaux (travailleurs sociaux, associations humanitaires, associations d'aide à la création d'entreprise)peut s'organiser autour de la présence d'un membre de l'ADIE. Ainsi, par exemple, la prospective et le suivi de la clientèle peuvent être assurés par le réseau local, les opérations de crédit et le suivi méthodologique restant à la charge de l'ADIE.
D'après Mme Nowak, l'ADIE va à contre-courant des idées reçues en voulant autopromouvoir des pauvres grâce à la création de leur propre emploi.
Dans son premier rapport d'activité (en 1990), elle souligne la mise en place de relations avec les réseaux locaux, les points principaux de blocage, le consentement de 20 prêts (qui ont un caractère expérimental).
Il apparaît que le potentiel de création d'emplois indépendants est large, mais les méthodes d'approche doivent être réunies. Il convient d'améliorer l'environnement institutionnel et juridique, qui est un frein au développement de ces activités. Le montant des impayés est environ de 30 %
Pour 1991, elle prévoit, entre autres, de réaliser deux études pour mieux cerner les besoins de formation, d'étendre sa clientèle aux femmes, jeunes et immigrés, d'organiser des "clubs" d'emprunteurs proches géographiquement.
Ses objectifs sont aussi de trouver des moyens pour l'amélioration des taux de remboursement et la diminution des coûts et de sensibiliser les milieux professionnels.
Au 30 juin 1992, l'ADIE avait étudié plus de 600 demandes, accordé 199 prêts et avait un en cours de 2.395.000 FF. 40 % de ces projets appartient au domaine du commerce, 32 % à celui des services, 22 % à l'artisanat et 2 % à l'agriculture. 51 % des emprunteurs sont des bénéficiaires du RMI, 16 % sont des autres demandeurs d'emploi de longue durée, 24 % d'autres demandeurs d'emploi.



LES AUTEURS

Valérie Bertrand
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