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Terrorisme ? Appelons les choses par leur nomAu lieu de « terrorisme », il serait souvent plus sage de parler de violence. En effet les moyens utilisés pour combattre le terrorisme sont parfois tout aussi destructeurs et condamnables. Pourquoi les victimes civiles de ces actions militaires ne seraient-elles pas en droit de se considérer aussi comme victime dattaques terroristes ? Les actions pouvant être considérées comme « terroristes » sont nombreuses , et pourquoi ne pas appeler les choses par leurs noms. C'est de violence qu'il s'agit, quelle qu'en soit l'origine et quels qu'en soient les motifs.
Ces dernières années, le mot « terrorisme » est utilisé à tort et à travers dans un sens large et parfois trop ambigu. Encore récemment, le dictionnaire définissait le terrorisme comme une action politique utilisant la violence pour déstabiliser un gouvernement, sans tenir compte des violences tout aussi condamnables commises par les régimes militaires dictatoriaux eux-mêmes. Il vaudrait mieux appeler les choses par leur nom et parler de violence plutôt que de terrorisme. Il serait aussi plus utile de vouloir enrayer ensemble toutes les violences plutôt que décraser chacun de son côté le « terrorisme » dont on se sent victime.
Comment peut-on laisser les politiciens occidentaux user du terrorisme pour justifier des actions militaires dune violence toute aussi destructrice. Que penser aussi dune justice « occidentale » qui dun côté se veut modèle et prône la présomption dinnocence, et de lautre permet à une nation de lancer une opération militaire massive, au prix de nombreuses victimes civiles, pour assassiner ou capturer sans procès des personnes qu'elles considère "suspectes" d'actes terroristes? Les attaques menées contre les pays occidentaux sont des actes de violence injustifiables qui doivent être condamnés de la façon la plus absolue. Mais pourquoi les Palestiniens, qui voient depuis des années leurs propres maisons rasées par les bulldozers de l'occupant, les Irakiens qui voient des civils tués par la guerre contre le terrorisme menée par les Etats-Unis, ou encore les Afghans, ne seraient-ils pas en droit de se considérer aussi comme victimes dattaques terroristes ? La liste des situations, de tous les côtés, que l'on peut considérer "actions terroristes" est très longue. Mais ne faut-il pas cesser cette hypocrisie collective et appeler les choses par leurs noms. C'est de violence qu'il s'agit, quelle qu'en soit l'origine et quels qu'en soient les motifs. Documents |
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