Un ouvrage universitaire souligne l'importance de la dimension culturelle dans les différents conflits autour de projets d'aménagement relatifs à l'eau, en particulier lorsque les logiques technocratiques de développement, en privant les populations indigènes de leur accès traditionnel à l'eau, portent atteinte à leur mode de vie tout entier.
Cet ouvrage comprend 15 essais qui couvrent un vaste panorama de sujets, de lieux et de perspectives disciplinaires différentes. Il n'en garde pas moins cependant une remarquable cohérence. Ce livre met l'accent sur la dimension culturelle cruciale de l'eau et de sa gestion. Il traite des conflits que soulèvent les divers projets relatifs à l'eau, montrant clairement que les populations indigènes sont particulièrement vulnérables à la logique du développement ciblant l'eau . En effet, ces projets, avec leur bureaucratie institutionnelle sont généralement enracinés dans des considérations politiques et économiques étrangères à la région où le schéma est implanté. Ces heurts entre systèmes de valeurs reflètent aussi des modes normatifs différents : l'eau comme bien communautaire ou comme bien commun à toute la parenté, l'eau comme propriété de l'Etat, comme propriété privée ou comme marchandise soumise au bon vouloir du marché.