Depuis Seattle, une prise de conscience sur les enjeux de la mondialisation se répand dans la société civile. Partant de ce constat, beaucoup ont fait le saut et remettent en cause la légitimité de l'OMC, sans nuance et peut-être un peu trop vite. D'où une profonde crise de confiance, voire de défiance, qui s'est installée
entre la société civile et les organisations internationales qui, telle l'OMC, tentent,
depuis des années, d'instaurer un état de droit véritablement négocié, non
unilatéral et non imposé par le plus fort. On a pu observer des attitudes qui
consistent à faire table rase du passé et à enterrer l'histoire. Sans prétendre dans ces
quelques pages faire un inventaire des aspects positifs et négatifs, il est tout de même possible de dégager quelques axes de réflexion et de
propositions sur les échanges et sur les réformes et le développement de l'OMC.