[ForumEnvirEduc] Reactions contributions forum

From: njatang@yahoo.fr
Date: Wed Feb 14 2001 - 06:00:00 AST


-----------> FRANCAIS (MESSAGE ORIGINAL - translation follows)

** Titre ** : Reactions aux contributions du forum et pistes d'action

** Auteur ** Urbain Njatang

_______________

** Texte original **

Cheres amis, Chers amis,

C'est avec un grand interet que j'ai lu vos premieres contributions. J'ai
d'abord marque quelques hesitations face a la reaction de Mr Lex. Quelles
attitudes adopter ? Faut-il attendre que tout le monde se presente, combien
sommes nous autour de la table?

Enfin! la contribution de Mme Ziaka temoigne desormais que le forum est
vivant.
Je voudrais maintenant reagir par rapport a vos deux contributions.

* Reaction a Mr Lex *

Mr Lex, j'apprecie votre valeur militante. J'apprecie votre engagement a
defendre votre profession, les enseignants. Je pense pour ma part que la vraie
lutte des enseignants doit d'abord etre interne. Au Cameroun par exemple, les
enseignants sont divises. Les politiques et les politiciens le comprennent et
utilisent les criteres tribaux et ethniques pour fragiliser et diviser
davantage ce corps.

Chez nous, il n'y a pas de veritable syndicat d'enseignants. En fait,
plusieurs
syndicats existent et ont tous des connotations tribales et non
professionnelles. Ils fonctionnent mais ne travaillent pas tous pour les
interets de la profession. Comment avec cette attitude, peuvent-ils etre
consideres ou consultes dans les spheres de decision ? Il faut d'abord bannir
cela. Je crois que l'union, la grande synergie entre les differentes
composantes de l'education est importante pour sortir la profession de
l'impasse.

Ensuite, j'apprecie votre engagement pour l'ecole. Au fait, de quelle ecole il
est question? Une ecole dont le modele est calque sur le classicisme europeen
et dont souffre tant le systeme educatif africain et camerounais en
particulier? Je pense que pour reussir une bonne education a l'environnement,
on devrait a l'evidence se rendre compte que l'ecole classique a presente des
limites, puis se tourner vers une ecole beaucoup plus englobante, plus
itinerante, plus integree, qui tient compte des specificites intrinseques des
sujets et des specificites locales. C'est peut etre la ou viendra le miracle.

Le developpement durable dont il est question est devenu un credo en
Afrique et
au Cameroun en particulier. Mais est-ce que nous, les Africains, sommes
prets a
assurer un developpement durable? La gestion de nos ressources est
essentiellement extravertie, non planifie et repond uniquement aux diverses
conditionnalites de la metropole et des bailleurs de fonds internationaux.
Pensez - vous qu'on puisse, dans un tel climat, enseigner le developpement
durable en Afrique ? Je vais prendre un exemple. Au Cameroun, la loi de 1994
fixe le regime des forets et exige que les concessions forestieres soient
exploitees suivant un plan d'amenagement prevu par la loi et en rapport
avec le
developpement durable. Mais ceux qui exploitent ces forets, en majorite les
occidentaux, ne respectent pas les regles de l'art. Je voudrais donc profiter
de cette occasion pour signifier qu'il existe parfois des interfaces entre
l'ecole qui enseigne des concepts, les textes et lois existants et le realites
fracassantes et douloureuses de l'activite socio-professionnelle.

La derniere fois, je faisais les louanges de l'education a la citoyennete. Je
pense qu'a cote de cela, il faut ajouter, et j'insiste, une prise de
conscience
collective, parce que l'education seule ne suffit plus. En ce sens,
l'education
a l'environnement devient l'affaire de tout le monde. Que ce soit en amont ou
en aval.

Enfin, Mr Lex, j'ai eu l'impression que vous vous etes limite au seul contexte
des pays du nord.

* Reaction a Mme Ziaka *

Comme je l'ai dit au depart, votre contribution a ravive le forum, c'est
important a mon niveau de le signifier. Face a une preoccupation de Mr lex,
vous avez dit et je vous reprends : "... dans sa forme actuelle, il ne
s'adresse pas aux jeunes". Je suis d'accord avec vous. Mais ou placez vous les
jeunes par rapport aux categories sociales? Au Cameroun, par exemple, les
jeunes constituent une tres grande dynamique surtout en ce qui concerne
l'education non formelle. Ils sont a la fois sujets et acteurs. Je pense
qu'ils
ont un role important a jouer d'abord par rapport a l'elaboration de la
politique relative a l'education a l'environnement et egalement par rapport a
l'education a l'environnement au meme titre que les communicateurs par
exemple.
Il faudrait ouvrir un chapitre dans le cahier de proposition par rapport a
cette categorie sociale.

Vous avez formule quelques preoccupations.

* Les pistes d'action *

Elles tiennent compte du contexte international

La premiere

Elle a pour but de concevoir un instrument de travail ou un code du type Iso
9002 par exemple pour l'education a l'environnement dans le cadre de chaque
categorie socio-professionnelle.

Ainsi, dans les ecoles, cet instrument entre dans le cahier des charges des
differents modules de formation et constitue un prerequis pour l'exercice
de la
profession.

La seconde

Le but recherche est de contribuer progressivement a la prise de conscience
collective. Regardons par exemple le 'fairplay' en football. Comment en est-on
arrive la? Il faut peut-etre chercher a savoir. En tous cas le resultat est
la.
C'est a cette situation que fait appel cette piste d'action. Chaque acteur
doit
prendre conscience de l'etat d'avancement de son environnement. Pour cela
l'education a l'environnement doit opter pour une methodologie basee sur la
presentation des cas exemplatifs, des etudes comparees. Par exemple, presenter
aux eleves deux images controversees.

Les experiences significatives

Au Cameroun, plusieurs organisations, plusieurs collectivites, des groupes de
jeunes, des medias menent des activites en rapport avec l'education a
l'environnement. Ils utilisent des methodologies variees et complementaires.
Parmi toutes ces activites, on retrouve quelques experiences significatives :
des radios rurales, des feuillets, des plaquettes d'information. Me
demandez-vous de les enumerez ou alors de presenter des fiches dph faisant
ressortir ces experiences?

Bien a vous.

Urbain Njatang

-----------> ENGLISH (warning : this is a machine translation post-edited for
mistranslation only)

** Title ** :  Reactions to the forum contributions and tracks of action
** Author ** Urbain Njatang

_______________
** Translation of the original text **

Dear friends,

I read your first contributions with a great interest. I first had a few
hesitations after reading the reaction of Mr Lex. Which attitudes to adopt? Is
it necessary to wait that everybody presents himself/herself, how much are we
around the table?

Finally! the contribution of Mrs Ziaka testifies henceforth that the forum is
alive. I would like to react now in relation with your two contributions.

* Reaction to Mr Lex *

Mr Lex, I appreciate your militant value. I appreciate your involvement to
defend your profession, the teachers. I think for my part that the true
struggle of the teachers must be internal first. In Cameroon for example, the
teachers are divided. The policies and politicians understand it and use the
tribal and ethnic criteria to weaken and to divide this body even more.

Here, there is no real union of teachers. In fact, several unions exist and
all
have tribal and non professional connotations. They function but not all work
for the interests of the profession. With this attitude, how can they be
considered or consulted in the spheres of decision? We first need to banish
this. I believe that a union, a big synergy between the different
components of
education is important to take the profession of the dead end.

Then, I appreciate your involvement for school. By the way, what school is it
question about? A school with a model traced on the European classicism and of
which the African and Cameroonian education system in particular endures so
much? I think that to succeed a good environment education, one should
obviously realise that the classic school presented some limits, and then turn
toward a more integrated and globalizing school, that take into account the
intrinsic specificities of the topics and the local specificities. Then the
miracle may come.

The Sustainable Development in question became a creed in Africa and in
Cameroon in particular. But are we, the Africans, ready to assure a SD? The
management of our resources is essentially outgoing, not planned and only
answers to the various conditions imposed by the metropolis and the
international financial backers. Do you think that one can, in such a climate,
teach SD in Africa? I am going to take an example. In Cameroon, the law of
1994
fixes the forests regulation and requires that the forest concessions be
exploited according to a planning program foreseen by the law and in relation
with SD. But those that exploit these forests, in majority the westerners,
don't respect the rules. Therefore, I would like to take advantage of this
opportunity to mean that some interfaces sometimes exist between the school
that teach the concepts, the texts and existing laws and the crashing and
painful realities of the socio-professional activity.

Last time, I made the praises of education in citizenship. I think that a part
from that, it is necessary to add, and I insist, a collective awareness,
because the only education is not sufficient anymore. In this sense, the
education in environment becomes everybody's business. Whether it is upstream
or down-stream.

Finally, Mr Lex, I had the impression that you limited yourself to the context
of the northern countries.

* Reaction to Mrs Ziaka *

As I said at the start, your contribution revived the forum, it is
important to
my level to mean it. In front of a preoccupation of Mr lex, you said: "... in
its present shape, it doesn't address to the youth". I agree with you. But
where do you place the youth in relation to the social categories? In
Cameroon,
for example, the youth especially constitute a very big dynamics with
regard to
the non formal education. They are both topics and actors. I think that they
have an important role to play first in relation with the development of the
politics relative to environment education and also in relation to the
communicators for example. It would be necessary to open a chapter in the
dossier of proposals in relation to this social category.

You have formulated a few preoccupations.

* Tracks of action *

They take into account the international context.

The first

Its goal is to conceive an instrument of work or a code of the type for
example
of Iso 9002 for environment education in the framework of every
socio-professional category.

Thus, in schools, this instrument enters in the specifications of the
different
modules of education and constitutes a prerequisite for the exercise of the
profession.

The second

The goal is to contribute progressively to a collective awareness. Let's look
for example at 'fair play' in soccer. How did we end to this? Maybe we should
try to know. In all cases the result is here. It is to this situation that
this
track of action calls for. Every actor must become aware of the current
situation of its environment. For that purpose environment education must opt
for a methodology based on the presentation of example cases, of compared
studies. For example, to present to the pupils two controversial pictures.

The meaningful experiences

In Cameroon, several organizations, several collectivities, groups of young
people, mediums lead some activities in relation with environment education.
They use varied and complementary methodologies. Among all these activities,
there are some meaningful experiences: farming radios, leaflets, tablets of
information. Do you ask me to enumerate them or rather to present dph cards
that show out these experiences?

Yours,

Urbain Njatang



This archive was generated by hypermail 2b29 : Tue Jan 22 2002 - 13:02:41 AST