Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire http://www.alliance21.org/2003/ fr Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire http://www.alliance21.org/2003/ <span class="nllesouh">Point de vue sur…</span><br/>Le droit à l'autogestion culturelle http://www.alliance21.org/2003/article3487.html 2010-10-26 17:39:50 <img src="http://www.alliance21.org/2003/IMG/arton3487.jpg" alt="" align="right" width="240" height="180" class="spip_logos" /><p>Nous assistons actuellement à une réévaluation sociale, politique, juridique et économique de la culture, qui joue ainsi un rôle de plus en plus important autant du point de vue empirique que de celui des constructions théoriques.</p> <p>La Déclaration universelle des droits de l'homme déclare dans l'article 27 : « Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent ».</p> <p>Le droit à la culture des Individus et des peuples n'est pas limité à leur accès à ses formes et manifestations ; il inclut la production, la promotion et l'autogestion.</p> <p>Il faut comprendre la culture comme une forme de communication et d'expression libre et, partant, il faut promouvoir son développement comme étant né des ses acteurs, naturellement, intuitivement et proactivement, à partir des intérêts personnels et de groupe les plus intimes et les plus légitimes.</p> <p>Dans ce contexte, un agent culturel est un facilitateur pour la conception, l'organisation et la gestion de projets culturels, mais il ne faut néanmoins pas confondre son rôle avec celui, indispensable, d'un médiateur. Il faut considérer tout un chacun comme potentiellement capable d'adopter une attitude proactive en matière de culture.</p> <p> « Gérer, d'après Olmos et Santillán Güemes (2004), c'est être à l'origine d'actions, les générer et les produire (…), [actions] qui par nature impliquent mouvement, croissance et transformation créative (…) » toujours liée à l'action.</p> <p>Comprendre la gestion culturelle comme un « ensemble d'actions qui permettent, viabilisent, éveillent, germent et complexifient des processus culturels » (Guédez et Menéndez, 1994) signifie clairement que de telles actions sont enracinées dans la personne humaine et dans les groupes primaires, et non pas dans le professionnel formé à cet égard, bien que ce dernier puisse devenir médiateur si les circonstances sont considérées comme appropriées par les vrais porteurs originaux du droit culturel.</p> <p>Ce serait un signe de maturité sociale de donner aux uns et autres des outils que l'on peut utiliser pour l'autogestion culturelle comme une façon de réduire l'intervention extérieure dans leurs processus de gestation et de production.</p> <p>En effet, « tous ceux qui font partie de la société doivent exercer et jouir de leur droit à la culture, qui est non seulement la possibilité d'accéder à la consommation de toute l'offre, mais aussi la liberté d'expression et la promotion, pour les minorités, de leur propre identité, indépendamment d'un modèle hégémonique imposé » (Olmos, 2004).</p> <p>Ce qui mène à revendiquer une sorte d'alphabétisation culturelle. À cet égard, García Carrasco (2009) souligne la validité de l'expression « alphabétisations multiples », qui place le processus d'alphabétisation dans de nombreuses dimensions du large éventail de l'intégration culturelle.</p> <p>Si ce qui l'on désire est de promouvoir une culture qui émerge naturellement et sans influence extérieure, il faut que les politiques concernées incluent une large dose de dissémination de connaissances attribuées génériquement à la gestion. Une véritable contribution à la démocratisation de la culture doit faire des individus et des petits groupes sociaux les dépositaires d'outils théorico- pratiques pour l'action.</p> Jorge Eduardo Padula Perkins 2010-10-26T15:39:50Z text/html fr Jorge Eduardo Padula Perkins <span class="nllesouh">Point de vue sur...</span><br/>Un monde un peu plus raisonnable http://www.alliance21.org/2003/article3482.html 2010-10-05 16:49:13 <img src="http://www.alliance21.org/2003/IMG/arton3482.jpg" alt="" align="right" width="500" height="375" class="spip_logos" /><p>Les hommes aiment la paix. Les mouvements pacifistes devraient donc attirer les foules. Or on en est très loin : une marche pacifiste rassemblera dix mille fois de moins de monde qu'une manif pour les retraites ou contre la vie chère…</p> <p>Pourquoi ?</p> <p>La réponse tient partiellement au discours tenu à Monsieur Tout-le-Monde. Plus on lui dira que la guerre est horrible et criminelle, plus on lui fera peur, plus il voudra être défendu, plus il approuvera l'existence d'une armée qui lui paraît le meilleur outil pour cela.</p> <p>Comment briser ce cercle logique et vicieux ? On ne peut quand même pas lui dire que la guerre est jolie !</p> <p>Monsieur Tout-le-Monde se posera des questions si on lui démontre sans passion, avec rigueur, au moyen de faits compréhensibles et vérifiables par lui, que l'armée supposée le protéger diminue sa sécurité et compromet l'avenir de ses enfants et petits enfants.</p> <p>Tel est le cas de notre armée française : elle ne sera plus jamais en mesure de nous défendre, <i>quelle que soient la puissance de ses armes et la qualité de ses chefs</i>, en raison de la transformation des armements, du monde et de notre situation géopolitique ; elle pourrait provoquer la totale disparition de notre population si un conflit majeur survenait dans le monde, <i>même si nous n'y participions pas</i> - risque devenant une certitude si nous y participions ; elle pèse sur notre économie - 37 milliards en 2010 -, diminuant ainsi nos chances, déjà infimes, de ne pas perdre la 3ème guerre mondiale, qui est économico-culturelle.</p> <p>Qui comprend cela comprendra qu'il faut supprimer notre armée, non par pacifisme, antimilitarisme, amour de la paix et du prochain mais par pragmatisme et souci de sécurité. Certes, il ne faut pas la supprimer en totalité - quelques missions très limitées lui incombent encore - mais en quasi-totalité - inclus l'abandon de la force de dissuasion. Il faut procéder sans délai et sans attente de réciprocité.</p> <p>À ce discours, on entend objecter : cela comporte des risques. Oui, bien sûr ! mais des risques bien plus faibles que ceux que nous courons en la conservant. Ne péchons pas par excès d'idéalisme ; ne recherchons pas une sécurité absolue qui ne peut exister ; montrons-nous raisonnables en recherchant le moindre mal. Et peut-être fera-t-on progresser un petit peu plus la cause de la paix.</p> Pierre-Marie Guillon 2010-10-05T14:49:13Z text/html fr Pierre-Marie Guillon Pour un commerce juste : La Route du Café - des Yungas à la Bretagne http://www.alliance21.org/2003/article3478.html 2010-10-01 16:00:28 <img src="http://www.alliance21.org/2003/IMG/arton3478.jpg" alt="" align="right" width="1024" height="678" class="spip_logos" /><p><span class='spip_document_1102 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.alliance21.org/2003/IMG/jpg_21-07-06-La_Paz-cooperat-cafe_Lobodis__39_.jpg' width="403" height="336" alt="" /></span>L'aventure commence en 1993 lorsque trois Bretons se lancent, contre vents et marées, dans le commerce équitable : Guy Durand, alors président de Max Havelaar France, Olivier Bernadas, torrefacteur, fondateur de la société Lobodis, et Yves Thébault, directeur du Centre d'aide par le travail de Bain-de-Bretagne.</p> <p>Leur défi : proposer un café de qualité, certifié biologique, acheté au juste prix aux petits producteurs, transformé en France par des ouvriers en situation de handicap.</p> <p>Les auteurs du livre, Tugdual Ruellan, journaliste, et Bernard Bruel, enseignant, entraînent le lecteur sur la route du café bolivien, depuis les Yungas jusqu'en Bretagne en passant par le port du Havre. Route dangereuse mais route de tous les espoirs… Ils se font porte-parole des producteurs. Ils nous racontent l'histoire de ces compagnons et coopérateurs qui ont pu, grâce à un commerce juste, améliorer leurs conditions de vie et retrouver la fierté de leur travail.</p> <p>Le livre est en français et en espagnol et contient un CD de musiques enregistrées en Bolivie ou offertes par des musiciens. Il est disponible chez les <a href='http://www.rivesdarz.fr/' class='spip_out'>Éditions Rives d'Arz</a>. Les bénéfices sont reversés aux coopératives boliviennes.</p> Tugdual Ruellan 2010-10-01T14:00:28Z text/html fr Tugdual Ruellan <span class="nllesouh">Point de vue sur… </span><br/>Plate-forme sociale demande que les droits humains des migrants soient respectés http://www.alliance21.org/2003/article3476.html 2010-09-30 18:18:27 <img src="http://www.alliance21.org/2003/IMG/arton3476.jpg" alt="" align="right" width="500" height="333" class="spip_logos" /><p>Le 4e Forum Social Mondial des Migrations approche. L'événement, qui aura lieu du 8 au 10 octobre à Quito, la capitale de l'Équateur, a motivé Plataforma Social Migratoria Hermes de publier ses réflexions et soumettre des demandes reflétant le besoin de traiter la population migrante de la Colombie et aussi celle d'autres pays comme des citoyens avec des droits, quelle que soit leur région d'origine.</p> <p><strong>Sans la migration, les tensions sociales, économiques et politiques seraient accentuées</strong></p> <p>Actuellement, plus de huit millions de Colombiens se trouvent en dehors de leur pays d'origine. Ce chiffre, qui représente environ 17% de la population totale du pays, est constitué dans sa majorité par des femmes, qui sont responsables de 52% des cas de migration. La moitié de cette population migrante a décidé de quitter son pays et chercher de meilleures conditions de vie et de travail dans d'autres nations. Les quatre millions restants n'avaient pas d'autre choix que de partir, car ils étaient victimes de déplacement forcé, motivé dans beaucoup de cas par des situations de violence.</p> <p>La Colombie aujourd'hui comprend 200 mille personnes provenant d'autres pays qui, comme les migrants colombiens, luttent aussi pour faire reconnaître leurs droits. Plataforma Social Migratoria Hermes rapporte que ces étrangers vivent dans des conditions de vulnérabilité extrême, principalement parce que l'État n'a pas fait sa part pour garantir la sécurité, l'égalité des opportunités, la participation et le bien-être à tous ses citoyens.</p> <p>« La main-d'œuvre migrante transnationale, souligne Plataforma, contribue à réduire les pressions sociales dans le pays d'origine à cause des taux de chômage et de l'économie informelle, des conditions de travail précaires, de la faible qualité des soins et des rares occasions de participation civile ; dans ces conditions, la migration internationale devient utile pour l'État colombien, étant donné son incapacité à résoudre ses propres tensions sociales. Si l'alternative de la migration n'existait pas pour une bonne part de la population, les tensions sociales, économiques et politiques dans le pays seraient le plus probablement accentuées. »</p> <p><strong>Il faut prendre en compte l'expérience de la société civile dans la création des politiques publiques</strong></p> <p>C'est à partir de ce contexte que des organisations sociales, religieuses, universitaires et syndicales, et des acteurs sociaux concernés se sont unis, en 2008, pour constituer Plataforma Migratoria Social HERMES. Une des premières initiatives de l'organisation a été d'élaborer et présenter à l'Assemblée le système Migrations Nationales, un mécanisme conçu pour garantir à la population migrante de la Colombie la mise en effet de ses droits, y compris pour les femmes, les filles, les enfants et les adolescents.</p> <p>Au-delà du lancement de ce mécanisme, il y a aussi l'idée que tous les avantages suggérés pour la population en situation de migration soient inclusifs et élaborés conjointement avec les parties prenantes principales. Platforma déclare que « la politique publique acquiert sa légitimité et la capacité de changer pour le mieux les conditions de vie des citoyens migrants seulement quand elle promeut et repose sur la participation sociale ».</p> <p>Parmi les demandes prioritaires de Plataforma pour les migrants figure la reconnaissance de l'expérience des acteurs de la société civile et l'utilisation de leurs connaissances au moment de l'élaboration et de l'évaluation de la politique publique pour favoriser les migrants et leurs familles.</p> Natasha Pitts 2010-09-30T16:18:27Z text/html fr Natasha Pitts <span class="nllesouh">Quelque part sur la planète</span><br/>Le Forum Social USA a eu lieu à Detroit http://www.alliance21.org/2003/article3472.html 2010-09-30 15:55:37 <img src="http://www.alliance21.org/2003/IMG/arton3472.jpg" alt="" align="right" width="500" height="333" class="spip_logos" /><p>Environ 15 000 activistes se sont réunis à Detroit au mois de juin pour le deuxième Forum Social US. C'est 50% de plus que pour la première édition en juin 2007. L'approfondissement de la crise économique aux É.-U. est sans doute une des explications de cette plus grande affluence.</p> <p><strong>Le forum organisé dans la ville américaine avec la communauté musulmane la plus importante du pays</strong></p> <p>Le choix de Detroit était délibéré. Cette capitale historique de l'industrie automobile est l'une des villes les plus touchées par la crise. En 30 ans, c'est plus d'un tiers de la population qui l'a quittée, soit pour d'autres régions du pays, soit pour des cités en périphérie. Ainsi, le taux d'inoccupation est de 17%. Le maire poursuit une politique délibérée qui est défavorable aux quartiers populaires. Ainsi, la politique est de démolir des parties entières pour vendre à des spéculateurs. On ferme des parcs et des écoles. Pour contrer cette situation, il y a de forts mouvements sociaux dans les communautés afro-américaines et immigrantes, car l'âge d'or de l'industrie automobile avait attiré une forte immigration. C'est la ville américaine avec la plus grande communauté musulmane, dont la plus importante communauté palestinienne du pays. Une des initiatives de résistance et de construction d'alternatives est l'agriculture urbaine. Il s'agit du plus important mouvement de ce type aux É.-U. À la fois pour se nourrir et pour créer ses propres activités, notamment pour les jeunes.</p> <p>C'est dans ce contexte que le réseau US Solidarity Economy Network (SEN), et des groupes alliés avaient organisé une série d'ateliers. En particulier, il faut mentionner la forte présence du mouvement lié aux questions alimentaires, que ce soit l'agriculture soutenue par la communauté et des organisations paysannes membres de Via Campesina. Fait intéressant, une rencontre s'est tenue en vue d'organiser un réseau américain de Souveraineté Alimentaire.</p> <p>Comme c'est le cas des autres Forums Sociaux dans le monde, un grand nombre de participants sont plutôt de la mouvance anti-globalisation, souvent dans une très grande variété de mouvements politiques de type anarchistes, socialistes ou trotskystes.</p> <p><strong>Une économie solidaire est déjà en cours de construction</strong></p> <p>Ainsi, bien que ce soit intéressant de voir l'ensemble de ces mouvements, nous avons constaté que la construction d'alternatives n'était pas une grande préoccupation pour un bon nombre. C'est dans cette perspective qu'était organisée la troisième plénière (celle du 25 juin). En particulier, grâce à US SEN (Solidarity Economy Network), les organisateurs du forum avaient invité Daniel Tygel du Forum Brésilien d'économie solidaire afin de présenter la perspective de l'économie solidaire. Il a fait état des avancées de l'économie solidaire au Brésil, notamment la création d'un mouvement qui est enraciné partout dans le pays. Il a insisté sur l'importance d'aller au-delà du discours anticapitaliste (fort présent au Forum) et sur l'importance de se « salir les mains ». C'est-à-dire de construire concrètement des activités économiques autogérées par les populations elles-mêmes. Sur le fait que ces activités, fonctionnant avec une logique de solidarité sont en soi un geste politique, une affirmation qu'un autre possible est non seulement possible, mais qu'il se construit déjà.</p> Yvon Poirier 2010-09-30T13:55:37Z text/html fr Yvon Poirier Tentative de cahier de charges pour l'élaboration des dispositifs de travail et du calendrier http://www.alliance21.org/2003/article1366.html 2010-01-21 16:45:06 2010-01-21T15:45:06Z text/html fr Charte constitutive de l'Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire pour son étape 2004-2010 http://www.alliance21.org/2003/article1360.html 2010-01-21 16:45:04 2010-01-21T15:45:04Z text/html fr La 2ème étape de l'Alliance vient de démarrer http://www.alliance21.org/2003/article1359.html 2010-01-21 16:45:01 <h3 class="spip">La relation FPH-Alliance</h3> <p>Le soutien financier que la FPH a renoncé, à partir de 2006, à apporter concerne l'activité collective de l'Alliance (diffusion d'actualités, animation et modération de forums multilingues, organisation de rencontres, etc).</p> <p>Cela n'interdit en rien que cette activité existe et se développe, mais elle implique de la part des alliés une plus grande autonomie d'initiative que par le passé. Pour sa seconde étape, il revient à l'Alliance de se doter d'un dispositif de recherche de financement de sa reliance, de poursuivre le développement de ses dispositifs de travail (qui comprennent déjà de façon pérenne : le site Web, la base de documents et fiches d'expériences, l'annuaire, de nombreux tutoriels dédiés aux outils et méthodes de travail collaboratif) et la réalisation d'un calendrier commun.</p> <p>Le site Web de l'Alliance fait actuellement l'objet d'un important remodelage, financé par la Fondation et allant vers une autonomisation et une décentralisation renforcées de la gestion des différents composants du site.</p> <p>Courant 2006, une plateforme technique virtuelle, financée par la FPH et développée par l'équipe communication de l'Alliance entrera progressivement en service et permettra à l'Alliance de partager avec d'autres alliances citoyennes un espace de rencontres, de travail et de mutualisation de ressources. Des informations détaillées sur les objectifs et la mise en œuvre de cette plateforme technique des alliances citoyennes vous seront régulièrement communiquées.</p> <h3 class="spip">La Charte constitutive </h3> <p>L'équipe de communication de l'Alliance qui s'est chargée de l'animation de la consultation sur le projet de Charte constitutive proposé par la FPH a établi une nouvelle version de cette Charte constitutive en prenant en compte les réflexions et contributions des 300 et quelques personnes qui ont participé à la consultation. Cette nouvelle version, désormais disponible sur le site de l'Alliance, se décompose en deux parties. La première partie contient la Charte proprement dite qui énonce les droits et devoirs des alliés. La seconde partie contient une ébauche de cahier des charges pour la seconde étape. Celui-ci concerne plus spécifiquement les dispositifs de travail et le calendrier commun. Il rassemble des propositions de la version originale et des propositions alliées. Ce découpage en deux parties prend en compte la décision de la FPH et renvoie donc au conditionnel un certains nombres de dispositifs et échéances que les alliés pourront rediscuter, s'approprier, modifier, supprimer, etc.</p> <p>A propos du groupe d'accompagnement et de médiation (GAM) garant de la Charte constitutive, il semble important de redire que ses futures membres n'auront pas vocation à être des représentants, des porte-parole de telle ou telle région du monde ou zone géoculturelle. Dans l'esprit de la Charte et sans vouloir préjuger de l'avenir, l'intervention du GAM dans la gestion d'éventuels conflits devrait demeurer rare. Rappelons que le premier GAM sera constitué par la FPH à partir de l'appel à candidature réalisé au cours de la consultation menée entre mai et octobre 2005 et en fonction des critères de légitimité évoqués dans la Charte. Une fois constitué, ce premier groupe se renouvellera au plus tard à la fin de la deuxième étape de l'Alliance, selon un calendrier et des règles qui restent à préciser par l'ensemble des alliés.</p> <p>Le cahier des charges proposé en complément de la Charte englobe en particulier la possible mise en place des différents groupes et comités de suivi inscrits dans le projet de Charte constitutive initialement lancé par la FPH. De nombreuses personnes ont formulé pendant la consultation leur désir d'appartenir à l'un ou l'autre de ces groupes et comités. Cela ne préjuge en rien de leur future participation effective à ces groupes : l'évolution de la relation entre la FPH et l'Alliance change a priori le contexte dans lequel ce type de décision est prise par chaque allié quant à son engagement dans l'activité collective de l'Alliance. Rappelons que le projet original de Charte appelait à la création des groupes suivants : rédaction des annales de l'Alliance, suivi et de perfectionnement des outils et méthodes d'échange d'expériences, utilisateurs du site Web de l'Alliance, méthodologie pour les dispositifs de travail, discussion sur le calendrier commun, animation de la stratégie 2006-2007. Pour faciliter les prises de contact, les noms des personnes ayant initialement déclaré qu'elles souhaitaient s'investir dans ces différents groupes vous seront bientôt diffusées.</p> <h3 class="spip">Seconde étape de l'Alliance et échanges publics entre alliés</h3> <p>Tout(e) allié(e) souhaitant contribuer publiquement à la réflexion collective concernant l'avenir de l'Alliance est invité(e) à le faire sur le forum général "alliance", dont vous trouverez la description à <a href='http://www.forums.alliance21.org/info/alliance' class='spip_out'>http://www.forums.alliance21.org/in...</a>.</p> <p>Tout travail prospectif déjà réalisé au sein de l'Alliance ces dernières années est a priori une ressource pour mener la réflexion présente.</p> <p>Amicalement, <br />L'équipe communication de l'Alliance</p> 2010-01-21T15:45:01Z text/html fr Quinze années d'un travail profond et continu mené par l'école syndicale Marina Vilte http://www.alliance21.org/2003/article3329.html 2010-01-21 15:55:04 <img src="http://www.alliance21.org/2003/IMG/arton3329.png" alt="" align="right" width="109" height="100" class="spip_logos" /><p>L'école de formation pédagogique et syndicale Marina Vilte, créée au sein de la centrale syndicale des enseignants argentins CTERA (Confédération des Travailleurs de l'Éducation de la République Argentine), récolte pas à pas les fruits de ses 15 années de travail. Elle n'a pas seulement défendu les droits des éducateurs et résisté, comme l'ensemble de la centrale CTERA, à la vague libérale des années 1990 qui a déferlé de façon très vive en Argentine [<a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.irenees.net/fr/fiches/de...' id='nh1'>1</a>]. Elle a aussi élargi sa vision de la responsabilité, ouvert des brèches dans la pensée épistémologique et scientifique, formé et forme toujours les consciences à une approche environnementale du savoir et promeut des propositions de changement.</p> <p>Comment s'y prend-elle ? Citons ici les principales lignes d'action de l'école syndicale :</p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> <strong> <i>Participation à l'émergence d'une pensée environnementale latino-américaine, retranscrite notamment dans le « Manifeste pour la Vie - pour une éthique de la durabilité ».</i> </strong> Ce manifeste est porteur d'une proposition de renouvellement profond du contrat social. L'équipe de Marina Vilte souhaiterait le mettre en débat dans différents milieux de la société, notamment dans les établissements scolaires en l'associant à la <a href='http://209.85.171.104/translate_c?hl=EN&ie=UTF-8&oe=UTF-8&langpair=en|fr&u=http:/www.earthcharter.org/&usg=ALkJrhjFpTE-m_oTc_qGH2ZZRE0-Zsa5rg' class='spip_out'>Charte de la Terre</a> et la <a href='http://www.charter-human-responsibilities.net/' class='spip_out'>Charte des responsabilités humaines</a>, qui constituent comme le souligne Guillermo Priotto, <i>« trois processus consensuels fondamentaux pour redéfinir, sur le plan de l'éthique, les responsabilités de l'humanité sur la planète »</i>.</p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> <strong> <i>Contribution, aux côtés des acteurs de l'intégration régionale comme le Mercosur et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (<a href='http://www.unep.org/' class='spip_out'>PNUE</a>), aux débats portant sur le développement, l'éthique et l'environnement.</i> </strong></p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> <strong> <i>Formation, au niveau national, des éducateurs et leaders sociaux grâce à diverses formations supérieures en éducation à l'environnement pour le développement durable, en investigation pédagogique et scientifique.</i> </strong> Les titulaires de ces formations irriguent aujourd'hui l'ensemble du territoire argentin à travers des réseaux d'enseignants et d'éducateurs. Deux congrès nationaux ont été réalisés jusqu'à ce jour pour étendre la diffusion des travaux et partager les expériences.</p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> <strong> <i>Participation aux initiatives de réforme des cursus universitaires dans le champ des sciences médicales et de l'agronomie.</i> </strong></p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> <strong> <i>Élaboration d'une politique publique en matière d'éducation environnementale au sein du Secrétariat à l'environnement et au développement durable de l'État argentin.</i> </strong></p> <p><span class='spip_document_1028 spip_documents spip_documents_center'> <img src='http://www.alliance21.org/2003/IMG/jpg/Ctera.jpg' width="100" height="60" alt="" /></span></p> <p><strong>Son action contribue-t-elle à changer le cours des choses en Argentine et dans la sous-région ?</strong></p> <p>Mesure-t-elle des transformations ? Probablement. Si la vision du monde et les systèmes d'idées sont bien en cause dans les crises des modes de vie, de gouvernance et de développement, la réforme des idéologies contribuera assurément à construire des alternatives sur le long terme. Or c'est bien là que se situe la contribution transformatrice du projet de l'école Marina Vilte : la réforme profonde, enracinée et collaborative du savoir.</p> <p>Encore faut-il par la suite que cette réforme entre dans l'action collective, emprunte les voies de l'expérimentation, parvienne jusqu'au « terrain », nourrisse à nouveau la connaissance et bâtisse un pouvoir collectif capable de <i>« renforcer le souffle qui peut faire changer le cours de l'histoire »</i> comme le mentionne joliment Carlos Galano [<a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Voir et écouter l'interview de Carlos Galano ci-après.' id='nh2'>2</a>]. Force est de constater que des voies ont été ouvertes en Argentine et ont progressivement émergé grâce à la capacité de l'école syndicale à construire des liens de confiance avec toute sorte d'acteurs, et à inscrire son projet de diffusion des connaissances dans la durée et sur tout le territoire argentin. Les expériences pilotes sont bien là, les porteurs d'alternatives également. Il s'agira à l'avenir d'intensifier leurs relations, de renforcer le pouvoir structurant des réseaux partenaires de l'école, de faire mûrir leur fonctionnement en alliance et de rechercher de nouveaux moyens financiers. Le dialogue et la mise en commun des propositions de l'école Marine Vilte avec d'autres milieux de la société est une autre priorité de l'agenda. Le <a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3324' class='spip_out'>dernier congrès qu'elle a organisé en Argentine en octobre 2006</a>, a mis en évidence l'interdépendance de cette réforme du savoir avec une autre dynamique structurelle : celle de la rénovation des approches et des modes de gouvernance [<a href='http://www.traversees.org/ctera/Sintesis_final_fr.rtf' class='spip_out'>La synthèse des débats du second congrès argentin d'éducation à l'environnement en perspective du développement durable est disponible en en français</a>].</p> <p><strong>Des efforts qui se rejoignent et créent un effet de vallée</strong></p> <p><span class='spip_document_1029 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:180px;'> <img src='http://www.alliance21.org/2003/IMG/jpg/photobyKimberlyFaye.jpg' width="180" height="240" alt="(cc) Kimberly Faye" title="(cc) Kimberly Faye" /></span> Cet effort rencontre aujourd'hui d'autres dynamiques convergentes au sein de la société argentine : les dimensions environnementales sont de plus en plus présentes dans l'agenda politique - ce qui n'est pas sans révéler de fortes contradictions ; la demande sociale s'élargit à des revendications portant sur le cadre de vie et la protection des ressources naturelles. Un des exemples les plus médiatiques et spectaculaires est l'opposition de l'assemblée citoyenne de la ville de Gualeguaychú face au projet industriel de l'entreprise Botnia sur les rives du fleuve Uruguay, ou bien encore le gouvernement argentin qui vient d'associer l'équipe de Marina Vilte à l'élaboration d'une politique publique en matière d'éducation environnementale.</p> <p>Il reste du chemin à parcourir pour qu'émergent de véritables acteurs collectifs capables de peser sur l'avenir. Il semble que ravines et ruisseaux se rejoignent à présent dans le sillon fertile de la vallée et grandissent ensemble le lit du torrent.</p> <p><strong>La mobilisation du capital conceptuel et méthodologique de l'Alliance 21 peut faciliter ces dynamiques</strong></p> <p>L'action de l'école Marina Vilte et l'opportunité de concevoir une politique publique en matière d'éducation à l'environnement fait ressortir au moins cinq défis méthodologiques :</p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> la construction d'une politique publique légitime, démocratique et efficace qui puisse mettre l'accent sur la conduite d'un processus, le dialogue avec les différents acteurs de la société et un jeu créatif entre unité et diversité.</p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> le stockage, la gestion structurée des informations et leur partage à travers le web et d'autres formats numériques.</p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> le recueil, la capitalisation de l'expérience et le passage de l'expérience à la connaissance.</p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> la construction des liens entre les différentes propositions et analyses.</p> <p><img src="http://www.alliance21.org/2003/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> la recherche de cofinancements.</p> <p>On reconnaîtra au passage certains des axes qui sont au coeur de la construction de l'Alliance 21. Simple coïncidence ou illustration des traits structuraux qui sous-tendent l'action collective ? Souvenons-nous que CTERA avait apporté sa pierre au débat : elle était entrée en Alliance en participant aux chantiers éducation et syndicat entre 1994 et 2001.</p> <p>Énoncer ces défis est une chose, les prendre en charge en est une autre : agir dans un environnement où les calendriers électoraux, les marges d'innovation, l'inertie des institutions, les circuits de décisions et d'exercice du pouvoir, la mobilisation des moyens humains et financiers fluctuent tous les jours relèvent davantage de l'acrobatie que des sciences de la planification. L'association Traversées, en escale prolongée en Argentine, tente d'accompagner l'équipe autour de cette aventure en s'appuyant sur l'expérience de l'Alliance 21 et de la Fondation Charles Léopold Mayer à travers leur capital méthodologique et conceptuel.</p> <p>Buenos Aires Argentine, le 27 juillet 2008.</p> <p><i>Photo de Kimberly Faye, licence Creative Commons</i></p> <hr class="spip" /> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3318' class='spip_out'>Du rêve à la réalité ou comment un projet, en se réalisant, s'adapte à la vie</a></p> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3334' class='spip_out'>Le pinceau de Traversées : portraits de voyage</a></p> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3323' class='spip_out'>Des assemblées citoyennes en chemin</a></p> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3324' class='spip_out'>Monde durable et éducation environnementale avec Ctera</a></p> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3337' class='spip_out'>Un dernier mot, pour le moment...</a></p> Traversées 2010-01-21T14:55:04Z text/html fr Traversées Monde durable et éducation environnementale avec Ctera http://www.alliance21.org/2003/article3324.html 2010-01-21 15:55:01 <img src="http://www.alliance21.org/2003/IMG/arton3324.png" alt="" align="right" width="109" height="100" class="spip_logos" /><p>Le second congrès argentin d'éducation environnementale, organisé du 26 au 29 octobre 2006 à Mar del Plata, a produit à travers ses débats et la diversité de ses participants un ensemble extrêmement riche de propositions portant sur le développement de l'éducation environnementale et, de façon inattendue, sur les mutations profondes qui doivent être conduites pour prendre en charge l'ampleur et la complexité des interdépendances de la société. Ces propositions convergent vers l'idée suivante : pour renforcer et inventer des dynamiques d'éducation environnementale, la société argentine doit en même temps procéder à une série de réorientations profondes portant sur son organisation, son savoir et ses modes de production.</p> <p><strong>Des stratégies à conduire dans le long terme</strong></p> <p>Quatre stratégies sont pressenties pour conduire ces réorientations :</p> <p> * Percevoir les relations qui nous rendent interdépendants et solidaires de la biosphère et de notre environnement et faire émerger les approches pour les prendre en charge.</p> <p> * Gérer les interdépendances et définir les termes d'un nouveau contrat social où chaque acteur assume ses responsabilités.</p> <p> * Penser et articuler différemment l'unité et la diversité, le local et le global.</p> <p> * Organiser sur le long terme les mutations des modes de production, d'échange et d'ingénierie institutionnelle.</p> <p><span class='spip_document_1024 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:270px;'> <img src='http://www.alliance21.org/2003/IMG/jpg/Congreso_169.jpg' width="270" height="269" alt="" /></span> Au centre de ses stratégies émergent des principes éthiques partagés capables de faire le lien entre les convictions personnelles, les régulations et les obligations collectives. La responsabilité en est une des valeurs centrales. Ces principes éthiques inspirent une évolution profonde de la gouvernance de l'action publique et des modes d'échange et de production en proposant de mettre la gestion des relations au centre de la gouvernance : relation entre unité et diversité, entre local et global, entre avoir et être, entre liberté et responsabilité, entre continuité et changement.</p> <p>Les modes de diffusion et d'élaboration des connaissances, dont le système éducatif, sont également appelés à évoluer suivant ces principes. Les mutations des modèles seront forcément très lentes et progressives. C'est pourquoi elles doivent être conduites dans la continuité et sur le long terme.</p> <p>L'émergence de cet agenda permet de mieux comprendre les dynamiques poursuivies par l'éducation aux relations à l'environnement et à la citoyenneté. L'inclusion des contenus éthiques, la promotion des approches de construction des savoirs et des projets mettant au centre la relation, l'importance accordée au sens, au local et à la contextualisation placent l'éducation environnementale dans une position particulièrement active pour contribuer à relever les défis collectifs en commençant par transformer le coeur des citoyens.</p> <hr class="spip" /> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3318' class='spip_out'>Du rêve à la réalité ou comment un projet, en se réalisant, s'adapte à la vie</a></p> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3334' class='spip_out'>Le pinceau de Traversées : portraits de voyage</a></p> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3323' class='spip_out'>Des assemblées citoyennes en chemin</a></p> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3329' class='spip_out'>Quinze années d'un travail profond et continu mené par l'école syndicale Marina Vilte</a></p> <p><a href='http://www.alliance21.org/2003/article.php3?id_article=3337' class='spip_out'>Un dernier mot, pour le moment...</a></p> Traversées 2010-01-21T14:55:01Z text/html fr Traversées